Citoyens, industries, agriculture, entreprises, nous contribuons tous aux émissions de polluants. Les décisions de l'Europe, de L’Etat, celles des collectivités et des acteurs économiques ne suffisent pas à réduire toute la pollution, car il reste la part de chacun au quotidien. La bonne nouvelle c'est que vous pouvez agir pour diminuer vos émissions, mais aussi pour diminuer votre exposition, celles de votre famille, de vos salariés.  Les solutions sont nombreuses, faciles pour la plus grande partie d'entre elles. Nombre d'entre elles sont identifiées, mais souvent elles ne sont pas intégrées, déployées de façon automatique. Mais les connaissez-vous ? 

Choisir des modes de transports adaptés aux situations

Les missions liées au trafic routier représentent 33 % des émissions de particules et de dioxyde d'azote.

  • Avant de prendre vos clefs de voiture pensez à une alternative. environ 60 % des trajets font moins de 2 kilomètres.
  • Si vous le pouvez, préférez la marche à pied, le vélo ou les transports en commun à la voiture. Vous éviterez ainsi les embouteillages et ne perdrez pas de temps à trouver une place de parking. Vous améliorerez votre santé. En plus de faire de l'exercice, rappelez vous que c'est à l'intérieur d'une voiture, derrière les pots d'échappements, que l'on est le plus exposé à la pollution.
  • Adoptez le covoiturage : pour une même quantité d'essence, vous transporterez plus de personnes.
  • Si vous le pouvez, utilisez les nouveaux moyens de communication: la visioconférence au travail, vous éviterez ainsi un trajet.
  • Pensez au télétravail en cas de pics de pollution, vous réduirez votre empreinte.
  • En vélo, préférez les axes parallèles aux axes principaux de circulation, et roulez sur les pistes aménagées pour vélo. Quelques mètres d'écarts avec le trafic modifient l'exposition à la pollution.

En voiture

  • Ayez une conduite responsable: Eté comme hiver, ne laissez pas tourner votre voiture longtemps au ralenti et coupez le moteur à l'arrêt, c'est aussi une économie d'essence. Conduisez calmement, sans coups d'accélérateurs ni sur-régime, en respectant les limitations de vitesse. Vous diminuerez votre consommation d'essence et vos émissions de polluants. Un conducteur nerveux augmente sa consommation de carburant de 30 à 40 %.
  • Entretenez régulièrement votre véhicule : des pneus correctement gonflés, un moteur bien réglé et des vidanges d'huile régulières assurent un meilleur fonctionnement du moteur et réduisent le gaspillage d'énergie.
  • Un véhicule neuf est beaucoup moins polluant qu'un véhicule ancien, notamment un deux-roues motorisé mis sur le marché après 1999. Dans le choix d'un véhicule, les GPL et GNV sont moins polluants que les véhicules diesel ou à essence. Pour un diesel, privilégiez un véhicule équipé d'un filtre à particules.
  • Evitez de faire trop fonctionner la climatisation, votre consommation d'essence s'en ressentira aussi.

 

Améliorer l'air intérieur de la maison

L'air intérieur d'une habitation est souvent plus polluée que l'extérieur et pourtant nous y passons plus de temps. Les composés organiques volatils, les particules y sont très présents. Un avis de l’ANSES a pointé les effets sur la santé des personnes en relation directe avec la pollution de l’air intérieur et une étude menée conjointement par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI),  le Centre scientifique et technique du bâtiment et l’École des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) a montré qu’une trentaine de substances chimiques polluantes sont présentes dans 50 % des logements français.

  • Regardez les étiquettes et prenez conscience du nombre de polluants que vous introduisez dans votre habitation.
  • Evitez de faire des mélanges avec vos produits ménagers: ne jouez pas au "petit chimiste"
  • Privilégiez les vaporisateurs aux bombes aérosols (laque, désodorisants, etc produisent des polluants.
  • Limitez l'utilisation des désodorisants d'intérieurs, les encens et les bougies qui produisent de nombreux composés.
  • Aérez votre maison, renouvelez l'air. Pendant un pic d'Ozone préférez une aération le matin.

Isolez votre logement, pour moins chauffer en hiver et garder la fraîcheur en été.

En hiver,

  • Ne surchauffez pas votre logement. Vous pouvez utiliser un régulateur de température.19°C est idéal pour la santé et pour le porte-monnaie : 1°C de plus c'est 7 % de consommation supplémentaire.
  • Entretenez régulièrement votre installation de chauffage.
  • Pour vous chauffer, choisissez lorsque c'est possible des énergies renouvelables, ou des chaudières basse consommation et faiblement émettrices en oxydes d'azote pour le chauffage au gaz ou au fioul. C'est le cas de la plus part des chaudières à condensation vendues en France (chaudières bas-Nox).
  • Une cheminée à foyer ouvert émet plus qu'une cheminée à foyer fermé.

En été,

  • préférez les ventilateurs aux climatiseurs, qui consomment beaucoup moins d'énergie.
  • Adoptez les gestes qui permettent de conserver la fraicheur dans votre habitation.

Triez vos déchets pour favoriser leur recyclage et leur valorisation énergétique par le chauffage urbain. Préférez des produits qui contiennent moins d'emballage et éviter l'utilisation systématique des sacs en plastiques qui seront ensuite incinérés.

Dans le jardin

Les insecticides, pesticides et désherbants sont à utiliser au compte goutte.

Lorsque vous bricolez, limitez l'utilisation de solvants, colles, vernis, revêtements et peintures. Ne laissez pas inutilement les pots ouverts : ces substances sont sources de précurseurs d'ozone et ne sont pas non plus très bonnes à respirer. Choisissez de préférence des produits avec la norme NF130, qui garantit que la fabrication de ces produits et leur utilisation a un impact limité sur l'environnement ainsi qu'une teneur réduite en solvants et une absence de certaines substances dangereuses.

Gardez à l'esprit qu'en plus de ses effets sur la santé, le tabac contient aussi de nombreux polluants (monoxyde de carbone, benzène, nicotine, particules, aldéhydes).

Ces quelques mesures ne sont pas à elles seules suffisantes pour régler le problème de la pollution atmosphérique, mais elles contribuent à faire diminuer les niveaux de polluants dans l'air que l'on respire.

 

Une liste de polluants retrouvés dans les intérieurs 

  • benzène,
  • toluène,
  • ethylbenzene,
  • m+p-xylene,
  • o-xylene,styrène,Naphtalene,isopropylbenzene (cumene),
  • N-propyl benzène,
  • tert-butylbenzene,
  • sec-butylbenzene,
  • N-butylbenzene,
  • 4-isopropyltoluene,
  • chlorobenzene,
  • bromobenzène,
  • 2-chlorotoluene,
  • 4-chlorotoluene,
  • 1,3-dichlorobenzene,
  • 1,4-dichlorobenzene,
  • 1,2-dichlorobenzene,
  • 1,2,4-trichlorobenzene1,2,3-trichlorobenzene,
  • 3-Chloro-1,2-dibromopropane,
  • trichloromethane,
  • tetrachloromethane,
  • trichloroethylene,
  • dibromomethane,
  • 1,1-dichloro-1-propene,
  • 1,3-dichloropropene (C+T),
  • 1,1,2-trichloroethane,
  • tetrachloroethylene,
  • dibromochloromethane,
  • 1,2-dibromoethane,
  • 1,1,1,2-tetrachloroethane,
  • 1,1,2,2-tetrachloroethane,
  • 1,2,3-trichloropropane,
  • tribromomethane,
  • Hexachloro-1.3-butadiene.
Mots clés
Trafic routier
Air intérieur
Aération
pesticides