Prévision du risque allergique d'exposition aux pollens

Période de validité du 18.09.20 au 25.09.20 - source : RNSA
Risque global d'allergie : Île-de-France
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Risques allergiques par pollen
Risque allergique
Très faible Faible Moyen Elevé Très élevé

Commentaire régional établi par le RNSA

Le risque d’allergie reste très faible pour les pollens d’urticacées (orties) et de graminées dans certains départements et nul dans d'autres. Les belles journées ensoleillées et chaudes favorisent la dispersion des pollens dans l’air cette semaine mais le retour des averses de pluie viendront apporter du répit aux allergiques. La fin de la saison pollinique est très proche et les allergiques pourront mieux respirer en attendant le retour des pollens d'arbres (aulnes, noisetiers) en début d'année prochaine.

 

    Chiffres clés

    1/4

    des personnes sont concernées par l’allergie respiratioire

    4ème

    rang mondial des maladies chroniques

    10 %

    des gênes respiratoires sont liées aux pollens

    Parmi les particules biologiques présentes dans l'air, les pollens font partie des principaux facteurs des allergies respiratoires. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique chargé d'étudier le contenu de l'air en particules biologiques et de mesurer leurs conséquences sur la santé nous apporte son expertise sur ce sujet.

     

    D'où viennent les pollens ?

    Le grain de pollen est l'élément reproducteur microscopique produit par les organes mâles des plantes (anthère des étamines). Au moment de sa dispersion, le grain de pollen contient deux ou trois cellules. La couche externe du grain de pollen est composée d'une substance très résistante appelée "sporopollenine" qui lui permet d'être diffusé dans l'environnement sans être abîmé. La forme des grains de pollen et ses ornements sont caractéristiques de la plante qui les a produits et permettent ainsi de les identifier.

     

    Comment sont transportés les pollens ?

    Une fois produit par les anthères, le grain de pollen doit ensuite atteindre le style, c'est à dire l'organe femelle de la plante, pour que la fécondation puisse avoir lieu, formant ainsi une graine qui pourra germer et donner naissance à une nouvelle plante.

    A la différence de l'espèce animale, la grande majorité des plantes porte à la fois les organes femelles et les organes mâles sur la même fleur : on dit qu'elles sont " hermaphrodites" ou "bisexuées".
    Au contraire, certaines plantes ont des sexes séparés et possèdent à la fois des pieds femelles qui portent le style et des pieds mâles qui portent les anthères. Ce sont des plantes "unisexuées" et il faut à la fois des pieds mâles et des pieds femelles pour que la fécondation puisse se faire.
    Le pollen produit par les organes mâles doit donc être transporté vers les organes femelles.

    Ce transport peut s'effectuer de plusieurs manières : 

    • Grâce aux insectes chez les plantes dites "entomophiles"

    Les fleurs qui utilisent des insectes pour se reproduire sont généralement voyantes, parfumées, riches en nectar et hermaphrodites (roses, pissenlits, marguerites , arbres fruitiers). Leur pollen est peu abondant dans l'atmosphère et peu allergisant.

    • Avec le vent chez les plantes dites "anémophiles"

    A différentes époques de l'année, les pollens des arbres et des plantes emplissent l'atmosphère. Véhiculés par l'air, ils parcourent parfois de grandes distances (d'autant plus grandes que leur taille est minime et leur poids plus léger). Les fleurs qui utilisent le vent sont généralement discrètes, ternes, sans odeur ni nectar et unisexuées (graminées, oseille, armoise, ambroisie, cyprès, bouleau). Leur pollen est abondant dans l'atmosphère et souvent allergisant.

     

    Quels sont les pollens les plus allergisants ?

    Les pollens les plus allergisants sont ceux transportés par le vent (plantes anémophiles). Leur taille est de 20 à 60 micromètres en moyenne.

    Parmi les arbres, les plus allergisants sont :

    • Les bétulacées dans le nord de la France avec le bouleau, l'aulne et le noisetier.
    • Les conifères, avec un rôle important des cupressacées qui sont devenues très présentes par la plantation des haies ou des arbres ornementaux. Le pin joue un rôle mineur.
    • Les platanes.
    • Les oléacées dont l'olivier, le frêne et le troène.
    • Les chênes.

    Parmi les graminées :

    • La phlélole.
    • L'ivraie.
    • La dactyle
    • Le paturin.

    Parmi les herbacées :

    • Les plantains.
    • L'armoise dans le nord et l'ambroisie dans le sud-est de la France, et en particulier dans la région lyonnaise.
    • Les chénopodes.
    • Urticacées avec la pariétaire sur le pourtour méditerranéen.