Les particules appelées PM2.5 sont des particules dont le diamètre est de 2.5 micron (μm). Comme toutes particules, elles sont constituées d’un mélange de différents composés chimiques. Elles sont émises principalement lors des phénomènes de combustion ou formées par réactions chimiques à partir de gaz précurseurs présents dans l’atmosphère.

Frise comparatif de la granulométrie des particules fines

Quels effets sur la santé et l'environnement ?

Aux concentrations auxquelles sont exposées la plupart des populations urbaines et rurales des pays développés et en développement, les particules ont des effets nuisibles sur la santé. L'exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des cancers pulmonaires. Les effets sur la santé sont dépendants de la taille des particules. Les particules fines, inférieures à 2.5 µm, impactent à long terme la santé cardiovasculaire. Les particules PM2.5 issues du trafic routier altèrent aussi  la santé neurologique (performances cognitives) et la santé périnatale.

Quelles sont les sources ?

Les sources des particules sont multiples et influent sur la composition chimique et la taille de ces de ces dernières. 

La moitié des émissions de PM2.5 sont dues au secteur résidentiel et plus d'un quart au transport routier.

Le secteur résidentiel et le transport routier sont les deux principaux contributeurs aux émissions de PM2.5 sur le territoire de l’Île-de-France. Ces deux secteurs sont davantage contributeurs aux émissions de PM2.5 que de PM10, les particules les plus fines étant majoritairement issues de la combustion dans ces secteurs (notamment chauffage et carburants routiers). 
Dans le secteur résidentiel, le chauffage au bois est un émetteur très important de particules. 
Les chantiers représentent une part non négligeable avec une contribution de 10 %, et l’agriculture contribue à plus de 5 %. Les parts de ces deux derniers secteurs sont plus faibles pour les PM2.5 que pour les PM10 car ils sont essentiellement émetteurs de grosses particules. La contribution des autres secteurs est inférieure à 5 %.

La répartition des émissions de particules primaires suivant leur taille varie selon les secteurs d’activités :

  • Le trafic routier et le secteur résidentiel et tertiaire génèrent davantage de particules fines et très fines (PM2.5 et PM1), liées respectivement à la combustion dans les moteurs et dans les installations de chauffage ;
  • Les secteurs des chantiers et carrières génèrent plus de grosses particules (PM10), de par la nature de leurs activités (construction, déconstruction, utilisation d’engins spéciaux…) ;
  • Le secteur de l’industrie manufacturière mêle souvent combustion et procédés divers, et produit des PM10 et des PM2.5.

Les émissions totales de PM2.5 sont 2 à 3 fois plus élevées en hiver qu’en été, en particulier dans le secteur résidentiel, en raison du chauffage. 
Si les émissions de certains secteurs varient peu d’un mois à l’autre (chantiers, industrie, transport ferroviaire et fluvial, plateformes aéroportuaires, traitement des déchets...), celles d’autres secteurs présentent une temporalité plus marquée : le résidentiel (ratio hiver / été supérieur à 40 en raison du chauffage au bois notamment), le tertiaire, la branche énergie, davantage émetteurs les mois d’hiver, en raison du chauffage et de la production d’énergie nécessaire. A noter, les émissions de PM2.5 du transport routier hivernale sont supérieures de 20% aux émissions estivales.

Les particules présentes dans l’air ambiant sont des particules à la fois primaires et secondaires, produites par réactions chimiques ou agglomération de particules plus fines. Elles proviennent aussi du transport sur de longues distances, ou encore de la remise en suspension des poussières déposées au sol. Ainsi, la contribution des secteurs d’activités aux émissions primaires ne reflète pas celle qui sera présente dans l’air ambiant (30 à 40 % des particules peuvent être secondaires).

 

La quasi-totalité des Franciliens sont concernés par des niveaux d'exposition au PM2.5 au-delà des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé

 

Quels niveaux respirés en Île-de-France ?

Les concentrations les plus élevées sont relevées dans le cœur dense de l'agglomération, au voisinage des grands axes routiers parisiens et franciliens. En situation de proximité au trafic routier, les concentrations mesurées sont comprises entre 14 et 16 µg/m3 (en moyenne annuelle).
La valeur limite annuelle en PM2.5 (25 µg/m3 en moyenne annuelle) est respectée en Île-de-France en 2019, tout comme la valeur cible (fixée à 20 µg/m3).

Une faible différence des teneurs en particules PM2.5 apparaît entre l’agglomération parisienne et la zone rurale. En effet, les concentrations moyennes annuelles de particules fines sont comprises entre 7 et 9 µg/m3 en milieu rural et entre 8 et 13 µg/m3 sur les sites urbains de fond du cœur de l’agglomération.

En 2019, l’objectif de qualité français (10  µg/m3), qui correspond également à une valeur recommandée par l’OMS, est dépassé sur un peu plus de la moitié de la région Île-de-France. Ce dépassement est majoritairement constaté dans la zone sensible francilienne et le long de certaines voies de circulation. Il concerne environ 6,5 millions d’habitants (soit plus d’1 francilien sur 2).

La seconde recommandation OMS (25  µg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 jours par an) est dépassée sur la quasi totalité de la région Île-de-France.